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ACCORD RELATIF AUX SALAIRES MINIMA CONVENTIONNELS DANS LES TELECOMMUNICATIONS POUR 2018

Après avoir pris connaissance du rapport de branche sur la situation économique, l’emploi et les rémunérations qu’a communiqué UNETEL-RST, dans le cadre de la présente négociation, les partenaires sociaux observent l’égalité des moyennes de rémunérations par bande entre les femmes et les hommes de la branche pour les salariés non cadres et un écart limité pour les bandes cadres.

Ils observent également les limites d’appréciation des écarts, au niveau de la branche, du fait du calcul d’une moyenne de moyennes de rémunération d’entreprises.

Ils constatent enfin que les femmes restent moins présentes dans les fonctions techniques du fait de leur formation initiale, et dans les niveaux de qualification supérieurs.

 

Les signataires du présent accord engagent les entreprises de la branche à continuer de mettre en place des mesures susceptibles :

 

  • de faciliter l’intégration des femmes dans les métiers traditionnellement masculins, notamment par le recours à l’alternance et à une communication appropriée dans leurs recrutements,
  • de lutter contre les décalages pouvant exister dans les progressions de carrières, en accompagnant les femmes dans l’évolution de leur parcours,
  • de promouvoir pour l’ensemble des salariés la recherche de modes d’organisation du temps de travail permettant de mieux articuler vie professionnelle et vie personnelle, et sensibiliser les managers à ces dispositifs.

 

Ils rappellent en outre que la réduction des écarts de rémunération entre les femmes et les hommes dans les entreprises de télécommunications est et demeure une priorité des partenaires sociaux de la branche, quelle que soit la taille des entreprises, et souhaitent que les progrès engagés soient poursuivis.

 

Conformément à l’article L. 2242-8 du code du travail, issu de la loi du 17 août 2015 relative au dialogue social et à l’emploi, la négociation sur l’égalité professionnelle dans l’entreprise doit porter en particulier sur les objectifs et les mesures permettant d’atteindre l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, notamment en matière de suppression des écarts de rémunération. En l’absence d’accord sur ces mesures, l’employeur doit établir un plan d’action destiné à assurer cette égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

 

Ils conviennent que les entreprises non assujetties à l’obligation de négociation visée ci-dessus qui n’auraient pas déjà au cours des années précédentes :

  • Réalisé une analyse comparative des rémunérations Femmes/Hommes au moins par famille de métiers et par groupe de classification de la convention collective,
  • Prévu une enveloppe de rattrapage en cas de constatation d’écarts injustifiés,
  • Modifié les modalités de détermination des éléments de rémunération et de gestion de carrière qui seraient discriminatoires,

doivent remplir ces obligations en 2018.

 

Article 1 : Salaires minima conventionnels pour 2018

 

Les parties signataires du présent accord décident de majorer les salaires minima de 1,2% :  0,3% au titre du rattrapage 2017 et 0,9 % au titre de l’anticipation pour l’année 2018.

Elles conviennent en outre de mesures exceptionnelles supplémentaires de :

0,8% pour le groupe A et les seuils 1, 1bis et 2 du groupe B

0,2% pour le seuil 3 du groupe B et le seuil 1 du groupe C

 

En conséquence, les salaires minima annuels conventionnels par groupe de classification tels que prévus à l’article 6-1-3 de la convention collective nationale des télécommunications (tel que modifié par l’Accord du 03/02/2017), arrondis à l’euro supérieur, s’établissent comme suit en 2018, sur la base d’une durée du travail de 35 heures hebdomadaires :

 

Groupes

Seuils

Salaires annuels 2018

 

 

(en €)

 

Seuil 1

18 564

A

Seuil 1 bis

19 353

 

Seuil 2

20 308

 

Seuil 3

21 349

 

Seuil 1

19 512

B

Seuil 1 bis

20 153

 

Seuil 2

20 992

 

Seuil 3

22 308

 

Seuil 1

21 011

C

Seuil 1 bis

22 176

 

Seuil 2

24 192

 

Seuil 3

25 163

 

Seuil 1

24 379

D

Seuil 1 bis

25 427

 

Seuil 2

27 695

 

Seuil 3

29 254

 

Seuil 1

30 579

E

Seuil 1 bis

35 102

 

Seuil 2

40 037

 

Seuil 3

42 602

F

Seuil 1

41 832

 

Seuil 2

50 202

G

Seuil 1

59 760

 

Seuil 2

72 707

 

 

Article 2 : Assiette des salaires minima annuels

 

Conformément aux dispositions conventionnelles de la branche « L’assiette des salaires minima annuels est constituée de l’ensemble des éléments bruts du salaire à caractère récurrent (y compris les éléments variables) versés au cours d’une période de douze mois entiers de travail effectif à temps plein, dont la période est fixée au sein de chaque entreprise, à l’exclusion des primes et libéralités à caractère aléatoire ou temporaire, des heures supplémentaires et des remboursements de frais.

Toutefois, à la moitié de la période de référence ci-dessus définie, la rémunération brute totale d’un salarié percevant une part variable, devra le cas échéant donner lieu à régularisation afin d’être au moins égale au montant du salaire minimum de son classement dans la grille de classification, divisé par le nombre de mensualités prévues par l’entreprise dans l’année, multiplié par le nombre de mois écoulés depuis le début de la période de référence. La comparaison est effectuée au prorata de la durée prévue au contrat de travail. »

 

Les signataires du présent accord rappellent en outre que conformément à l’accord du 19 mars 2015, aucun salarié ne peut percevoir, mensuellement au prorata temporis, une rémunération inférieure au SMIC, hors parts variables.

 

 

Article 3 : Champ d’application/Publicité

 

Le champ d’application du présent accord est celui défini par le titre I de la convention collective nationale des télécommunications et son avenant du 25 janvier 2002.

 

En application de l’article L. 2261-23-1 nouveau du Code du travail, les signataires du présent accord conviennent qu’il n’y a pas lieu de différencier la rémunération annuelle conventionnelle minimale des salariés en fonction de la taille des entreprises. En conséquence, les dispositions du présent accord s’appliquent indifféremment à l’ensemble des entreprises dans le champ défini à l’alinéa ci-dessus, que leur effectif soit inférieur, égal ou supérieur à 50 salariés. 

 

Les parties signataires conviennent de le déposer et d’en demander l’extension.

 

Fait à Paris, le 26 janvier 2018

 

CFDT                                                                        

CFTC                                                                        

FO                                                              

UNETEL-RST