SALAIRES MINIMA 2022

Dans un contexte inédit de pandémie mondiale ayant impacté la majorité des secteurs au plan national durant les deux dernières années, la branche des télécommunications, tout en ayant participé au maintien de l’activité économique sur l’ensemble du territoire, en particulier en appui des services d’urgence et de la mise en place du télétravail à grande échelle, a su faire preuve de résilience tout en maintenant des engagements forts en termes d’investissements.

Par ailleurs et après avoir pris connaissance du rapport de branche sur la situation économique, l’emploi et les rémunérations qu’a communiqué l’HumApp, dans le cadre de la présente négociation, les partenaires sociaux observent l’égalité des moyennes de rémunérations par bande entre les femmes et les hommes de la branche pour les salariés non-cadres et un écart limité pour les bandes cadres.

Ils observent également les limites d’appréciation des écarts, au niveau de la branche, du fait du calcul d’une moyenne de moyennes de rémunération d’entreprises.

Ils constatent enfin que les femmes restent moins présentes dans les fonctions techniques du fait de leur formation initiale, et dans les niveaux de qualification supérieurs.

Ils rappellent que la réduction des écarts de rémunération entre les femmes et les hommes dans les entreprises de télécommunications est et demeure une priorité des partenaires sociaux de la branche, quelle que soit la taille des entreprises, et souhaitent que les progrès engagés soient poursuivis.

Conformément à l’article L.1142-8 du code du travail, issu de la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel, les entreprises doivent publier annuellement des indicateurs relatifs aux écarts de rémunération entre les femmes et les hommes et aux actions mises en œuvre pour les supprimer.

Ils rappellent qu’à défaut d’atteindre le niveau des résultats prévus par décret, des mesures correctives devront être négociées dans le cadre de la négociation relative à l’égalité professionnelle.

Les signataires précisent enfin que le présent accord n’a, ni pour objet ni pour effet, de contourner l’application des articles L2253-1 et suivants du code du travail relatifs à l’articulation entre accord de branche et accord d’entreprise.

 

Article 1 : Salaires minima conventionnels pour 2022

Les parties signataires du présent accord conviennent de majorer de 2,8% les salaires minima annuels des groupes A et B de la grille ainsi que le niveau d’accueil (seuil 1) des groupes C à G.

Les seuils 1bis, 2 et 3 des groupes C et D sont majorés de 2,6%.

Les seuils 1bis, 2 et 3 du groupe E ainsi que les seuils 2 des groupes F et G sont majorés de 2,5%.

En conséquence, les salaires minima annuels conventionnels par groupe de classification tels que prévus à l’article 6-1-3 de la convention collective nationale des télécommunications (tel que modifié par l’Accord du 04/03/2020), arrondis à l’euro supérieur, s’établissent comme suit en 2022, sur la base d’une durée du travail de 35 heures hebdomadaires :

 

Groupes

Seuils

Salaires annuels 2022

 

 

(en €)

 

Seuil 1

20 207

A

Seuil 1 bis

21 066

 

Seuil 2

22 106

 

Seuil 3

 

23 239

 

 

Seuil 1

21 198

B

Seuil 1 bis

21 895

 

Seuil 2

22 806

 

Seuil 3

 

24 237

 

 

Seuil 1

22 364

C

Seuil 1 bis

23 511

 

Seuil 2

25 647

 

Seuil 3

 

26 678

 

 

Seuil 1

25 897

D

Seuil 1 bis

26 958

 

Seuil 2

29 362

 

Seuil 3

 

31 014

 

 

Seuil 1

32 546

E

Seuil 1 bis

37 178

 

Seuil 2

42 404

 

Seuil 3

 

45 121

 

F

Seuil 1

44 435

 

Seuil 2

 

53 170

 

G

Seuil 1

63 478

 

Seuil 2

77 006

 

Article 2 : Assiette des salaires minima annuels

Conformément aux dispositions conventionnelles de la branche « L’assiette des salaires minima annuels est constituée de l’ensemble des éléments bruts du salaire à caractère récurrent (y compris les éléments variables) versés au cours d’une période de douze mois entiers de travail effectif à temps plein, dont la période est fixée au sein de chaque entreprise, à l’exclusion des primes et libéralités à caractère aléatoire ou temporaire, des heures supplémentaires et des remboursements de frais.

Toutefois, à la moitié de la période de référence ci-dessus définie, la rémunération brute totale d’un salarié percevant une part variable, devra le cas échéant donner lieu à régularisation afin d’être au moins égale au montant du salaire minimum de son classement dans la grille de classification, divisé par le nombre de mensualités prévues par l’entreprise dans l’année, multiplié par le nombre de mois écoulés depuis le début de la période de référence. La comparaison est effectuée au prorata de la durée prévue au contrat de travail. »

Les signataires du présent accord rappellent en outre que conformément à l’accord du 19 mars 2015, aucun salarié ne peut percevoir, mensuellement au prorata temporis, une rémunération inférieure au SMIC, hors parts variables.

 

Article 3 : Entreprises de moins de 50 salariés

Conformément à l’article L.226-23-1 du code du travail, les parties conviennent que les dispositions du présent accord s’appliquent également aux entreprises de moins de 50 salariés, le niveau des salaires minima conventionnels et les mesures visant à supprimer les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes ayant vocation à s’appliquer à l’ensemble des entreprises de la branche, sans distinction d’effectif.

 

Article 4 : Champ d’application/Publicité

Le champ d’application du présent accord est celui défini par le titre I de la convention collective nationale des télécommunications et son avenant du 25 janvier 2002.

En application de l’article L. 2261-23-1 nouveau du Code du travail, les signataires du présent accord conviennent qu’il n’y a pas lieu de différencier la rémunération annuelle conventionnelle minimale des salariés en fonction de la taille des entreprises. En conséquence, les dispositions du présent accord s’appliquent indifféremment à l’ensemble des entreprises dans le champ défini à l’alinéa ci-dessus, que leur effectif soit inférieur, égal ou supérieur à 50 salariés.

Les parties signataires conviennent de le déposer et d’en demander l’extension.

 

Fait à Paris, le 28 janvier 2022

 

CFDT-F3C                                                                           

CFE-CGC                                                                            

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HUMAPP